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Évocations de la Mort dans les Films pour Enfants

Curieux de toutes les choses de la vie, l’enfant en vient naturellement à se poser des questions sur la Mort. Dans cet article nous avons voulu apporter des éléments qui permettront d’alimenter la discussion entre le parent et l’enfant, avec pour support la fiction audiovisuelle où le thème de la Mort a été abordé avec une portée didactique.

Le fonds sélectionné, probablement déjà connu de la plupart de nos enfants nous permettra de partager des moments de cinéma avec eux tout en développant une disponibilité à leurs interrogations.

Éléments de réflexion

Voilà donc l’enfant à 4 ans! Comme émanant du néant, il est venu à la vie et il prend progressivement possession de son corps et de son environnement : développement de la motricité, acquisition du langage et… élaboration de sa représentation de la Mort. Et comme nous l’accompagnons depuis sa première pulsation, nous sommes également les référents face à la question de la Mort.

La peur de la Mort est une émotion collective naturelle qui prend une ampleur considérable dans le confinement social et culturel. Dès lors, nous sommes renvoyés à la teneur de notre participation à ce débat dans notre relation éducative et ce, malgré nos casseroles qui comportent bien des fêlures. En s’avançant vers nous avec ces questionnements, l’enfant nous fait le cadeau secret de la parentalité : l’invitation à revisiter le monde! Dans cette école de la deuxième chance, nous repartons avec lui dans l’exploration de toutes les choses de la Vie et par là-même, dans une « Éducation à la Mort ».

Et en regardant plus près de nous, cette thématique « décloisonnée », s’invite à tous les instants ; pour l’enfant, il s’agit de la perte du doudou, d’une dent qui tombe à 6 ans, ou de la Mort du chien ; pour l’adulte, ce peut être l’abandon d’un projet ou d’une opinion politique, la perte d’un être cher… À chacun de ces instants, nous mourons. Cette approche, associée à une observation des rythmes de la Nature, des cycles d’évolution nous permet de nous retrouver dans ce Cosmos où depuis la nuit des temps, tout se transforme, où tout est possible. En ce début de XXIème siècle de civilisation, une nouvelle relation à la Mort est probablement un des progrès les plus attendus, un progrès de la Conscience.

 

Le Mal désincarné

Bambi
  • Bambi

  • Réalisateur : David D. Hand
  • Année : 1942
  • À la mort de sa mère tuée par des chasseurs, le jeune faon Bambi s’aventure dans les méandres d’une vie réglée par le cycle des saisons, en compagnie de Panpan et Fleur, ses amis de toujours. Au printemps, tour à tour, les jeunes animaux de la forêt sont cueillis par la vague irrépressible de l’amour. C’est alors que Bambi rencontre Féline avec laquelle, il reprend le cycle de la vie en donnant naissance à deux faons.

Bambi est probablement l’exemple le plus connu de films pour enfants évoquant la Mort. La portée traumatique de ce film-culte tient dans le fait que le récit prend les détours d’une fable d’apparence mièvre avant de consacrer l’innocence foudroyée. Alors que le conte populaire cristallise les peurs autour d’un personnage identifié, dans Bambi, le réalisateur David Hand abolit ce confort, mettant en scène le Mal désincarné. Cette rupture avec la tradition narrative est directement vécue par le jeune spectateur avec la stupeur d’un simple coup de fusil. La mort de la mère de Bambi, c’est aussi celle du « Grand Méchant Loup ». Une belle leçon de Vie!

Bambi

 

L’Histoire de la Vie

Le Roi Lion
  • Le Roi Lion

  • Réalisateurs : Roger Allers et Rob Minkoff
  • Année : 1994
  • Le jeune Simba, fils du Roi Mufasa est promis à la succession de son père sur le règne de la savane. Mais une conspiration menée par son oncle Scar, prétendant au trône évince tragiquement le Roi Mufasa. Abusant de l’innocence de son neveu, Scar lui fait porter de le fardeau de la culpabilité avant de le livrer aux hyènes. Le jeune Simba parvient à s’échapper et finit à bout de forces sur le chemin de l’exil.

Dans la rencontre du jeune Simba avec la Mort, c’est le principe de la triple peine qui est appliqué. D’abord la perte d’un être cher et d’un tuteur, puis le poids de la culpabilité et enfin la déchéance de son statut d’héritier au trône. Mais la chanson du début du film le souligne bien : « C’est l’Histoire de la vie, le cycle éternel… », et si chanter « Hakuna Matata » en compagnie d’un phacochère et d’un suricate permettra de dissiper la peine de la disparition de son père, c’est en reprenant sa place sur le trône que Simba, devenu adulte se réinscrit dans un « Ordre des choses », validant par là-même le cycle de la Vie et de la Mort et parachevant ainsi le processus du deuil.

Le Roi Lion

 

La Fin et le Commencement

L'Envolée Sauvage
  • L’Envolée Sauvage

  • Réalisateur : Caroll Ballard
  • Année : 1997
  • À la mort de sa mère, Amy âgée de treize ans retourne vivre chez son père au Canada. Prenant ses marques avec ce nouvel environnement, elle recueille une couvée de canetons qui la reconnaissent comme leur mère. Avec l’aide de son père, Amy entreprend alors de leur apprendre à voler et de les conduire aux commandes d’un ULM, au bout de leur migration hivernale.

L’envolée sauvage, c’est la vie qui trouve inévitablement son chemin. En recueillant des oeufs de canetons sur le point d’éclore, Amy se retrouve maternante, comme prenant un relai spontané de sa mère disparue. De cette pulsion qui paraît anodine, Amy est entraînée dans une aspiration vertigineuse qui la met directement aux prises avec un mouvement d’ordre cosmique ; celui du cycle des migrations. Aux commandes d’un ULM, la fillette assumera cette responsabilité, avec l’aide de son père d’abord, puis sans lui lorsque son avion fera défaut, elle ira au bout de cette épopée euphorique de la ferme familiale du Canada aux étangs de Floride.

L'Envolée Sauvage

 

Rites de détachement

Duma
  • Duma

  • Réalisateur : Caroll Ballard
  • Année : 2005
  • Un guépard orphelin est recueilli par Xan, un jeune garçon de onze ans qui vit avec ses parents dans une ferme en Afrique du Sud. Le félin, adopté par toute la famille est appelé « Duma »; guépard en Swahili. Xan et Duma deviennent inséparables mais lorsque l’animal atteint l’âge adulte, la question se pose de sa réintégration en milieu sauvage. Pour Xan, cette nouvelle s’annonce comme un déchirement. La mort soudaine de son père est un déchirement plus grand encore…

Dans Duma, le processus de détachement prend la forme d’un long parcours initiatique à travers la nature sauvage d’Afrique du Sud. Xan n’était pas disposé à rendre Duma à la vie sauvage, pas plus qu’il n’était prêt à voir son père disparaître. C’est au bout de son voyage pour ramener Duma dans son milieu naturel que Xan comprend que la séparation, qu’elle soit induite par la Mort ou par le Milieu, n’a pas de prise sur l’amour. En reconnaissant la nature sauvage de Duma, Xan opère l’alchimie du détachement qui est pur acte d’amour. C’est ainsi qu’il peut retrouver enfin sa maison et sa mère et continuer à vivre dans l’amour du père disparu.

duma

 

Le Dragon des Mers
  • Le Dragon des Mers

  • Réalisateur : Jay Russell
  • Année : 2007
  • Sur les rives du Loch Ness, durant la seconde guerre mondiale, le jeune Aengus attend le retour de son père engagé sur le front. Lors d’une de ses promenades solitaires, il fait la découverte d’un oeuf mystérieux qu’il ramène chez lui. C’est dans une dépendance de la grande propriété familiale qu’il assiste à l’éclosion de la créature fantastique qui sera à l’origine du mythe du Loch Ness.

La mort du père survient très loin sur la ligne de front. Pour Aengus, jeune garçon replié sur lui-même, l’information est différée par sa mère. De sa relation avec la créature fantastique qu’il protège des manoeuvres militaires qui ont cours sur le Loch Ness, Aengus se retrouve grandi. Il sait que la liberté est la seule chance de survie pour le Dragon de Mers et en lui permettant de se perdre dans le Grand Océan, il fait l’expérience du détachement salutaire et par là-même, il voit se confirmer en lui l’intuition qu’il avait de la disparition de son père. La verbalisation peut alors s’opérer.

Le Dragon des Mers

 

Le Désir d’Éternité

Raiponce
  • Raiponce

  • Réalisateurs : Byron Howard, Nathan Greno
  • Année : 2010
  • Une reine atteinte d’un mal inconnu retrouve les forces pour mettre son enfant au monde grâce à un mystérieux philtre de guérison. Une fille naît alors avec une chevelure abondante dotée de pouvoirs surnaturels. Le destin la jeune princesse bascule lorsqu’elle est enlevée par une vieille femme qui la tient alors recluse dans une tour isolée du reste du monde. Raiponce grandit auprès de cette fausse mère qui n’a d’égards que pour sa chevelure.

Dans ce scénario librement adapté du conte recueilli par les frères Grimm, l’attachement à la vie, à la jeunesse prend le masque de la cupidité. En séquestrant Raiponce, Mère Gothel crée une déchirure affective tout en confisquant un pouvoir de guérison qui aurait pu être profitable à tous. En niant la Mort, Elle nie également la Vie ; la sienne, celle de Raiponce, celle des parents de Raiponce… Pour combien de temps face à une fontaine de jouvence dotée de conscience que la Vie appelle de toutes ses forces?

Mère Gothel et Raiponce

 

Terremer
  • Les Contes de Terremer

  • Réalisateur : Goro Miyazaki
  • Année : 2007
  • L’équilibre du monde de Terremer vacille sous la volonté d’une sorcière maléfique. L’Archimage Épervier part au devant de cette menace avec pour allié Arren, le jeune prince d’Enlad. Mais l’équilibre est déjà entamé, les fléaux s’abattent sur l’Archipel et les sorciers perdent leurs pouvoirs en échange d’une perspective à laquelle, le jeune prince lui-même ne saura rester insensible.

Dans ce film d’animation adapté du livre remarquable de Ursula K. Le Guin, on retrouve cette notion de cupidité appliquée à la Vie, avec une implacable leçon sur l’équilibre du Monde. Le désir d’éternité est une aberration de l’Ego qui nie en cela le don précieux qui nous est fait de savoir que nous allons mourir ; cette chance d’être soi-même. C’est le message du vieil Archimage au jeune Prince habité par la peur. La lecture du livre original permettra d’explorer cette fleur d’humanité où la Vie éternelle ne peut être envisagée que par la négation de la Vie-même.

Les Contes de Terremer

 

Les Promesses de la Vie

Là-Haut
  • Là-Haut

  • Réalisateurs : Bob Peterson et Pete Docter
  • Année : 2009
  • Amoureux depuis l’enfance, Carl et Ellie se sont jurés « Croix de bois, croix de fer! » de vivre l’aventure sur les traces de l’explorateur Charles Muntz, aux chutes du Paradis en Amérique du Sud. Mais aux prises avec les atermoiements des jours qui passent, ils se retrouvent au bout de leur âge sans avoir pu honorer leur promesse faite à la vie. À la mort d’Ellie, Carl prend les commandes d’un dirigeable peu commun et met le cap vers l’Amérique du Sud!

Dans l’histoire émouvante de Carl et Ellie, c’est d’abord la question de la procrastination face aux promesses de la vie qui est posée. Lorsque le « glas » sonne pour Ellie, Carl se retrouve soudain orphelin de ces promesses et n’a plus qu’à attendre son tour. Mais la flamme de l’enfance anime encore le vieil homme et plus encore, l’amour pour Ellie. Faisant appel à ses simples ressources, il s’acquitte des fausses raisons qui jusqu’alors avaient servis leurs atermoiements. Mais au bout de son voyage, un message posthume d’Ellie lui fait comprendre que leur plus belle aventure, c’était d’avoir été heureux ensemble, tout simplement. Et qu’il n’est jamais tard pour vivre l’aventure de la Vie!

Là-Haut

 

Un Beau Jour pour Mourir

Magorium
  • Le Merveilleux Magasin de Mr Magorium

  • Réalisateur : Zach Helm
  • Année : 2008
  • Lorsque Magorium annonce à Mahoney son apprentie qu’il souhaite lui confier son magasin fantastique, la jeune femme imagine qu’il est bien légitime de prendre des vacances après tant d’années d’activités. Mais Magorium a tout simplement décidé de mourir, estimant son heure venue. Mahoney, choquée d’apprendre une telle nouvelle d’un homme bien portant, refuse de se soumettre à cette idée et le fait hospitaliser d’urgence afin de vérifier son état de santé!

L’histoire de Magorium illustre bien l’incapacité commune à accepter la mort. Le vieil homme présente sa disparition comme une simple formalité à une interlocutrice qui est ébranlée par la nouvelle. En reconnaissant pleinement les forces magiques qui sont à l’oeuvre dans le magasin de jouets, Mahoney reconnait finalement les forces de la vie. Le refus d’accepter, c’était rester dans l’univers confiné de l’esprit conditionné. En prenant la succession de M. Magorium, elle abolit les limites de la pensée et la dimension négative qui était portée à la Mort.

Magorium

 

Ici et Maintenant

Le Geant De Fer
  • Le Géant de Fer

  • Réalisateur : Brad Bird
  • Année : 1999
  • Dans l’Amérique de la guerre froide, Hogarth, un jeune garçon intrépide se lie d’amitié avec un robot géant venu de l’espace. Mais cet objet inconnu qui s’est abattu sur les côtes de la Nouvelle Angleterre met l’armée en alerte redoutant une frappe de l’ennemi soviétique. Le jeune garçon prend le robot géant sous son aile et le dissimule dans la grange familiale. Mais le robot est-il vraiment inoffensif?

Dans le Géant de fer, le personnage du jeune Hogarth, endosse le rôle du tuteur pour le Géant de fer venu de l’espace. C’est avec une sagesse peu commune qu’il l’instruit sur la Mort, sur la nature de l’âme et sur la notion du choix dans la Vie : « Tu es celui que tu choisis de devenir ». Lorsque le géant sera confronté à une armée rendue fébrile par le climat de guerre froide, il sera amené à choisir. Alors que son corps dispose d’un arsenal de destruction redoutable, le Géant de fer, en se remémorant l’enseignement du jeune garçon, prendra son destin en main et fera le choix du don de sa vie pour sauver la ville d’une explosion nucléaire.

Le Geant De Fer

 

L’Art de Mourir

KungFu Panda
  • Kung Fu Panda

  • Réalisateurs : Mark Osborne et John Stevenson
  • Année : 2008
  • Dans la vallée de la paix, un Panda néophyte et obèse est désigné par maître Oogwaï comme le « Guerrier Dragon » à la grande surprise de Shi Fu qui avait formé ses élèves pour ce titre. A la Mort de Maître Oogwaï, Shi-Fu se retrouve seul avec ce prétendu guerrier dont on se demande s’il n’a pas un estomac à la place du cerveau. Mais le temps presse, le terrible Taï-Lung s’est évadé de prison et revient dans la vallée pour réclamer le titre du « Guerrier Dragon ».

La Mort paisible de Maître Oogwaï est une exemple frappant d’acceptation. En déterminant son heure, le Maître de Kung Fu s’évince pour permettre à son élève d’accomplir son destin et d’apaiser ses conflits intérieurs. Le support, la béquille faisant défaut, Maître Shi-Fu puise dans ses ressources pour former Pô, le Guerrier Dragon désigné par Oogwaï. C’est l’enseignement contenu dans le rouleau du Dragon : « Il n’y a pas d’ingrédient secret, c’est en Nous! ». Ainsi, ceux qui meurent nous permettent de vivre ; le vide absorbé devient champ libre, champ d’action.

Kung Fu Panda

 

La Part de la Vie

L'Homme qui Plantait des Arbres
  • L’Homme qui Plantait des Arbres

  • Réalisateur : Frédéric Back
  • Année : 1987
  • Dans les hauteurs des pré-alples du Sud, un ermite entreprend de reboiser une région désertique battue par les vents. Ignorant les deux guerres qui traversent son époque, le vieil homme poursuit inlassablement son ouvrage, si bien qu’après de nombreuses années, les cycles naturels de la vie se sont réamorcés. À sa mort, c’est tout un pays qui renait, accueillant des populations transformées dans le bonheur de vivre.

Dans cette adaptation de la nouvelle de Jean Giono, c’est la dimension divine de la condition humaine qui est révélée par l’entreprise de Elzéard Bouffier. Après la mort de sa femme et son enfant, l’ermite planteur d’arbres, mène avec une constance sans faille, une oeuvre de dimension cosmique. En mettant en comparaison le caractère des hommes que la misère a réduit à l’état de bêtes sauvages, Jean Giono révèle ainsi que « l’homme peut être aussi efficace dans la création que dans la destruction ». L’adaptation remarquable de Frédéric Back ne laisse pas le spectateur indemne et l’histoire de l’Homme qui plantait des arbres est une invitation à considérer notre potentiel de création, notre part divine que nous pouvons choisir de libérer dans la parenthèse de notre vie.

L'Homme qui Plantait des Arbres

 

La Voie Spirituelle

Little Buddha
  • Little Buddha

  • Réalisateur : Bernardo Bertolucci
  • Année : 1993
  • Jesse, neuf ans vit avec sa famille à Seattle. Ils reçoivent un jour la visite d’une délégation de moines bouddhistes à la recherche de la réincarnation de Lama Dorje, un éminent chef spirituel disparu. Ils invitent alors le jeune garçon à un voyage au Bhoutan afin de le confronter aux oracles. Avec la bienveillance des moines, Jesse découvrira l’histoire du jeune prince Siddharta, celui qui, ayant choisi de libérer le monde de la souffrance, deviendra l’éveillé, le Bouddha.

Dans Little Buddha, la dimension spirituelle est abordée par le concept de la transmigration des âmes. Dean, le père de Jesse ne croit pas à cette idée et n’est pas disposé à laisser son enfant partir au Bouthan avec les moines bouddhistes pour déterminer s’il est la réincarnation d’un Lama disparu. La mort subite d’un ami cher le rendra plus disponible à considérer la vision des moines. Ainsi, il fera le voyage en Asie avec son fils et suivra l’agonie méditative de Lama Norbu. L’histoire dans l’histoire, c’est celle du Prince Siddartha Gautama qui vit ses premières années dans le palais de son père, lequel s’efforce de le tenir éloigné de la souffrance. Ayant découvert sa condition mortelle, le jeune prince quitte le palais et sa femme sur le point de donner naissance à leur enfant et entreprend de délivrer le monde de la souffrance. Le repli intra muros où le soin apporté à sa seule famille étaient une voie exclusive et le zèle dans l’ascèse, une autre voie extrême ; en choisissant la voie du milieu par une pratique assidue de la Méditation, Siddharta révèle le chemin de l’illumination.

Little Buddha

Note de précaution

Les films présentés dans cette sélection bien qu’ils soient destinés au jeune public peuvent contenir des scènes choquantes. C’est le cas notamment des « Contes de Terremer » ou du « Roi Lion ». Nous invitons les parents à visionner les films avant de les proposer à leurs enfants.

  1. Très bel article !

    Je trouve très intéressant votre façon de présenter et de regrouper ces dessins animés et films: le mal désincarné, la promesse de l’éternité…

    En en sélectionnant 2 ou 3, cela permet d’aborder la mort sous différents angles.

    En tant qu’enseignante, j’utilise plus facilement la littérature de jeunesse et les contes pour aborder les thèmes forts.
    Cet article m’ouvre des horizons !

    A travers l’écran, les émotions des personnages sont retranscrites, l’enfant qui regarde en éprouve également. Cela en fait un excellent support pour en parler ensuite.
    L’intermédiaire de la fiction est un support intéressant pour engager la discussion à l’école et prendre de la distance, sans tomber nécessairement dans l’affectif.

    Merci beaucoup!

  2. Bonjour,

    Tout d’abord merci pour votre site d’une grande richesse et où il est toujours agréable de circuler et picorer des idées ça et là… Je me permets d’intervenir pour également partager ce film  » l’Extravagant Voyage de TS Spivet « . Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Extravagant_Voyage_du_jeune_et_prodigieux_T._S._Spivet_%28film%29 .
    C’est un film qui aborde de nombreux sujets (culpabilité, différence, mort, douance, acceptation de soi, de l’autre, comportement des adultes pas toujours respectueux des enfants, aller au bout de ses rêves, etc.). C’est aussi l’adaptation par JP Jeunet d’un livre que nous n’avons pas lu. Mais servi par une poésie, une beauté incroyable, l’émotion est palpable à chaque instant. Notre fils de 7 ans a beaucoup aimé le film qui comporte pourtant une scène très dure (puisqu’il  » tue  » son frère par accident).
    A propos de mort et de culpabilité (mais pas que), il y a aussi le magnifique  » Le Secret de Thérabitha  » ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Secret_de_Terabithia ), que nous n’avons pas encore partagé avec lui. Tout comme le dur  » Tombeau des Lucioles  » ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Tombeau_des_lucioles ).

    En tout cas, infiniment merci pour tout ce temps passé à partager vos recherches/connaissances.

    Chaleureusement,
    Goyave.

    1. Merci Goyave pour ces recommandations. Au fil du temps, de nombreux films se révèlent ou se créent autour de cette thématique. Nous n’avons pas encore vu l’Extravagant Voyage de TS Spivet ni le Secret de Thérabitha, mais probablement avec d’autres, ils s’intégreront à notre sélection lors de notre prochaine mise à jour de l’article. Merci pour votre intérêt et de votre participation. A très bientôt dans les allées du Jardin… @++

  3. J’en ajoute encore un alors :)): le dessin animé « à la poursuite du roi plume » de cette année.

    PS: J’ai actuellement à cœur de présenter des exemples féminins constructifs et inspirants à nos enfants. Avez-vous envisagé d’établir une nomenclature de femmes ayant « marqué » notre histoire, pour changer un peu des « grands hommes » :). Les exemples ne manqueraient pas: mama miti, hildegarde von bingen, etc. Si vous avez des idées? Dans tous les cas, excellente continuation, et encore merci pour tous vos partages qui nous enrichissent.

    1. Merci pour cet ajout. Je comprends votre idée, mais il serait réducteur d’en rester à une seule série de fiches de nomenclature pour les femmes. Il faudrait dégager des thématiques comme « Les scientifiques » par exemple. N’hésitez pas à me faire parvenir vos suggestions par mail à contact@lejadindekiran.com. Merci encore. @++

  4. Bonjour,

    Je me permets d’ajouter le merveilleux « l’avion » de Cédric Kahn. Les livres pour enfants autour de ce thème sont aussi une ressource riche. Merci pour tout ce que vous faites.

    1. Bonjour Stéphanie,

      Merci pour cette notification. A la découverte de différents nouveaux films sur ce thème, nous pourrons prochainement faire une mise à jour de l’article en les incluant. Bonne suite à vous. @++

  5. Merci beaucoup pour tous ces renseignements. Je voudrais ajouter à la liste un film qui n’est pas spécifiquement pour enfants mais, à mon avis peut être vu par des jeunes ados: « La vie est belle », de Roberto Begnini. C’est un film fort car il parle de la déportation dans les camps d’une famille juive et est centré sur la figure de l’enfant qui, grace à la capacité de son père de prendre toutes les situations, même les plus terribles, du point de vue du jeu, nous fait approcher la mort comme dans un conte. Je trouve que c’est un hymne à la joie, à la vie et à la mort qui n’existe pas…

    1. Bonjour Antonella,
      Ravis de vous voir apparaître dans cet espace! Bien-sûr, « La Vie est Belle » de Begnini s’inscrit parfaitement dans cette réflexion avec cependant la dimension de la « Mort Industrielle », et ce film est probablement une voie d’accès à cette Histoire bouleversante de l’Homme. Merci pour cette bonification et aussi pour ce tintement de joie qui enrichit notre vision sur la Mort. A bientôt au détour du Jardin ou dans votre site : Éducation à la Joie.

  6. Très bel article, devrais-je rajouter comme toujours! Nous avons aussi abordé la mort, histoires du soir mais aussi films. Nous n’avions abordé le thème qu’avec Kung Fu panda, Le géant de fer et Le roi lion dans ce que tu proposes. Mais bizarrement celui qui lui amène le plus de réflexions sur la mort est « Coraline »… perte de la maman, remplaçable ou non… suivi de « Milo sur Mars » où la figure maternelle est elle aussi en danger.

    1. Bonjour Vanessa,

      Merci pour ces références ; ce sont des films que nous n’avons pas vus. Nous souhaitons enrichir l’article progressivement des films qui nous seront notifiés. En voilà deux de plus à notre liste! Super! @+

  7. Merveilleux, j’ai une grande question tout de même.
    Et après ??
    Mon fils a quatre ans, nous avons perdu une chèvre après qu’elle est mis au monde la petite chevrette. C’est passé je dirais naturellement car il a compris et acceptais que les animaux meurent soient parce qu on les mangent soit parce qu’ils sont malades. Sauf Bô : son chien . Lui c’est pour la vie. Hum hum là je suis collée car je lui répond qu un jour Bo aussi ira rejoindre Manon sa chèvre. Mais non fo vite passer car les larmes et le stress arrivent.

    De plus, nous avons perdu son arrière grand mère. Et pareil, nous pensons qu’il avait réalisé sans trop réalisé. Nous lui avons dis « Mamé est morte et elle est partie très heureuse car 98 ans elle attendais ce jour depuis fort longtemps et patati et patata » `
    Maintenant voilà six mois, il bloque rarement mais il bloque quand même au moment du coucher . il pleure que sa gd mère soit morte. Pourquoi elle est morte. il veut qu’ elle revienne. il ne veut pas que je vieillisse ni que je meure après. Et du coup parfois il ne veut pas grandir car il ne veut pas vieillir. J ai un grand doute sur ma belle mère de comment elle en a parlé avec lui même si je lui ai fait des recommandations. Mais elle a était lui dire que moi aussi je serais vieille un jour et que moi aussi je vais mourir mais le gosse a quatre ans . bref

    comment leur parler ce ce qui sera inévitable lorsque c’est un sujet qui les stress??
    Merci

    1. Bonjour Stéfanie,

      Nous pouvons nous interroger sur notre position par rapport à la Mort lorsque nous en parlons avec nos enfants. En nous assurant que l’inquiétude de l’enfant n’est pas motivée par des situations objectives, nous pouvons accepter que notre enfant pleure sa grand-mère défunte. Nous avons traversé également ce passage des 4-5 ans où les questions fusent et les larmes affleurent et notre réponse a été notre présence, notre disponibilité en acceptant les larmes de notre enfant. Il n’est pas question d’organiser un cours sur la Mort, mais juste d’accueillir le sujet et d’en discuter, sans tenter de détourner la conversation.

      La littérature enfantine un excellent support pour cet accompagnement : je vous recommande notamment « l’Arbre sans fin » de Claude Ponti où il est question d’une grand-Mère disparue. Dans votre cas où il y a de nombreux adultes référents autour de votre enfant, vous êtes sa compagne d’exploration de la Mort! Discuter avec les autres adultes qui l’entourent vous permettra de tisser un réseau sincère et bienveillant autour de votre enfant.

      Merci pour ce partage. Bonne suite!

  8. Merci… beaucoup de personnes sont mortes dernièrement, et des personnes jeunes pour beaucoup. Les enfants posent des questions, ont besoin de comprendre. Ces supports aideront.

    1. Nous l’espérons Mimi. Parler de la Mort librement avec nos enfants est une aide à la vie! Bonne suite à vous.

  9. Belle idée et bel article encore 🙂

    Je rajouterai qu’en effet c’est un thème important et plein de sens qu’amène l’enfant quand il questionne sur la mort, qu’il est « prêt » à chercher plus loin, à entendre ou voir… Comme il peut ne pas l’être du tout, et là en tant que parent chercheur, parent accompagnateur, respectueux, on se doit également de respecter cela, le rythme de nos chérubins sur leurs découvertes de la Vie.
    Bateau ici sur ce beau site dédié à l’enfance, sa richesse, son appétit de vie, mais parfois tellement oublié à d’autres endroits… Heureusement que nos enfants font le tri et qu’ils ne seront touchés essentiellement que par ce qui leur parle, mais bon…
    Pour exemple, mon fils qui l’an dernier ne pouvait absolument pas regardé le Roi lion, très inquiet par la scène où l’enfant perd son père… Il ne pouvait tout simplement pas.
    Et bien hier, il me posait LA question sur d’où viennent les bébés :)Chaque chose en son temps!… Juste se laisser guider…

    Merci encore pour ce nouvel article très enrichissant! Je vais de suite chercher ces films!
    Belle journée à vous,
    Amélie

    1. Merci beaucoup Amélie pour cette réaction. Nous avons été naturellement conduits à produire cet article car le thème n’est pas contourné par l’enfant et la fiction audiovisuelle est souvent pour lui un média de prédilection. Nous espérons que cette sélection et ces éléments de réflexion offrent au parent accompagnateur une voie d’exploration du thème de la Mort afin que chacun développe une disponibilité aux interrogations de l’enfant.

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