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Les Trousses Pédagogiques de Frédéric Back

Auteur de la remarquable adaptation à l’écran de « l’homme qui plantait des arbres » de [ln wikipedia]Jean Giono[/ln], le peintre et cinéaste Frédéric Back a accompli avec « la constance dans la grandeur d’âme » l’œuvre d’une vie attentive aux relations de l’homme avec son environnement naturel. Celui qui fut l’élève de [ln wikipedia]Mathurin Méheut[/ln], adoptant la démarche du maître breton, se pose en observateur de la biodiversité, mais aussi de ses contemporains. De cette observation s’est élevée une vision spirituelle du rapport de l’homme à la nature.

Frédéric Back s’invite dans les écoles, déclinant son œuvre en trousses pédagogiques gratuites pour la création d’ateliers qui suscitent la réflexion sur les notions d’engagement et de responsabilité.

Éléments de présentation

Portrait de Frédéric Back

« Pour que le caractère d’un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l’idée qui la dirige est d’une générosité sans exemple, s’il est absolument certain qu’elle n’a cherché de récompense nulle part et qu’au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d’erreurs, devant un caractère inoubliable. »

C’est par ce préambule que Jean Giono ouvre le récit de « l’homme qui plantait des arbres » relatant l’histoire d’un homme solitaire qui entreprend de reboiser une région jusqu’alors aride de Haute-Provence, transformant ainsi le paysage et le régime des eaux. L’auteur se pose en témoin d’une ascèse admirable inscrite dans des repères historiques et géographiques concrets, si bien que de nombreux lecteurs ont cherché a retrouver la trace d’Elzéard Bouffier, le planteur d’arbres. Beaucoup furent déçus d’apprendre qu’il s’agissait d’une fiction oubliant un instant que la force de ce récit est qu’il réveille en nous le champs de tous les possibles. La fiction n’est alors pas inscrite en nous, elle réveille notre conscience et libère l’action.

La rencontre entre Frédérick Back et le texte de « l’homme qui plantait des arbres » était comme inéluctable. Frédérick Back a adapté la nouvelle de Jean Giono pour le grand écran en réalisant non seulement une adaptation remarquable, mais en nous livrant également un véritable bijou d’animation. Il y a dans le parcours de Frédéric Back une constance et une patiente maturation qui rappelle l’ascèse d’Elzéard Bouffier, tous deux engagés dans une œuvre débarassée des ambitions personnelles, une humilité retrouvée qui abolit la dualité de l’homme et de la nature. Est-ce du fait de la rencontre avec Mathurin Méheut, cet infatigable archiviste du monde vivant qui exhortait ses élèves à observer la nature et à en recenser ce qui est en proie au changement ; c’est à dire tout : la biodiversité, le commerce des hommes, la mobilité des phénomènes?… Il y a de cela sans doute mais également, des jalons d’influences entre la migration vers le Canada et la rencontre avec les cultures amérindiennes et l’Histoire tragique de la symbiose contrariée entre le peuple et « le pays » ; et aussi la publication du « Printemps Silencieux » de la biologiste [ln wikipedia]Rachel Carson[/ln] dénonçant en 1962 le scandale des pesticides qui marqua la naissance des premiers mouvement écologistes. Il y a en somme, le cheminement personnel qui transforme l’observation de l’aspirant naturaliste en contemplation et révèle peu à peu l’homme conscient.

L’oeuvre de Frédéric Back est couronnée de nombreuses reconnaissances de par le monde et les autorités canadiennes n’ont pas manqué de saluer l’intégration de celui qui était avant tout un citoyen du monde. De la Provence de Giono aux rives du Saint-Laurent, Frédéric Back revisite sans cesse le rapport de l’homme à la nature, et comme dans « L’homme qui plantait des arbres » ou « Le fleuve aux grandes eaux » il constate sa force de destruction et sa force de création ; et son libre choix entre ces pouvoirs.

C’est pour évoquer les questions de l’écologie, de l’engagement et de la responsabilité que Frédéric Back et son équipe ont réalisé ces trousses pédagogiques à destination des professionnels de l’éducation, des parents, des enfants… Nous vous invitons à vous rendre sur le site de Frédéric Back : www.fredericback.com pour découvrir ou redécouvrir l’artiste peintre, le cinéaste et le cheminement de l’homme.

Téléchargements

Les trousses d’activités pédagogiques « Agir ensemble », offertes gratuitement, répondent au souhait de Frédéric Back : rendre accessible l’ensemble de son œuvre et qu’elle soit utile! Elles sont disponibles sur le site de Frédéric Back.
Les Ateliers de Frédéric Back

Clap

Filmographie

Abracadabra (1970)
Inon ou la conquête du feu (1971)
La Création des oiseaux (1973)
Illusion (1974)
Taratata la parade (1977)
Tout rien (1978)
L’Oiseau de feu (1979)
Crac! (1981)
L’Homme qui plantait des arbres (1987, d’après la nouvelle de Jean Giono)
Le Fleuve aux grandes eaux (1993)

Pour aller plus loin…

  1. l’homme qui plantait des arbres… absolument ma-gni-fique, merci

    1. Salut Mimi,

      Absolument! L’adaptation de Frédéric Back est également une belle réussite.
      Merci à toi!

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